Signal Perdu – Allan Martin

L’aide à la première exposition
Dans le cadre de l’aide à la première exposition dont c’est le onzième anniversaire, c’est un jeune photographe graphiste que Surface Sans Cible à désigné comme lauréat de cette aide annuelle. L’association prenant en charge une partie des tirages, le prêt de cadres et une aide à la scénographie.
Le lauréat 2026
Allan Martin, après des études de graphisme et de web design, s’est lancé dans la création de sa propre société de communication et de services et il propose des produits de communication imprimés innovants et des solutions Web pour les entreprises. À côté de son activité professionnelle, il développe une passion naissante pour la photographie et ses premiers travaux sont tout à fait remarquables.
L’exposition
Composée de deux parties, l’exposition présente dans un premier espace, une sélection d’images personnelles variées, sans for- cément de lien entre-elles mais qui s’attachent à ce qui peut être le style naissant et personnel de l’artiste. Une seconde partie regroupe un ensemble d’images sur une thématique réfléchie sur un sujet qui passionne le jeune auteur.
«SIgnal Perdu»
C’est un projet photographique qui sonde ce que deviendrait notre monde quand la technologie, peu à peu, se tait. Sous un genre dramatique, les images distillent une tension sourde, un sentiment d’isolement qui s’installe sans bruit. D’abord des interférences, un modem qui redémarre tout seul, un message constamment en cours d’envoi. Et puis plus rien… « Signal perdu» est un journal photographique muet des premières semaines où l’on comprend, sans communiqué officiel, que le grand système ne redémarrera pas aujourd’hui. Ni demain. Ni après-demain. Voyez ce qui se passera quand le flux s’arrêtera. Ces images saisissent des fragments d’un possible futur qui n’est jamais nommé. Où Résilience est le mot d’ordre. Un homme penché sur un moteur dans la pénombre d’un garage, une lampe tempête pour seul témoin. Un vieux véhicule, rouillé mais encore capable de rouler, garé comme une sentinelle oubliée. (…) L’ambiance est lourde. Les lumières sont rares et les ombres sont longues. Les couleurs sont froides. Tout est ordinaire, usé, concret. L’exposition pose simplement la question par l’image : et si les institutions, les réseaux, les promesses de continuité s’arrêtaient de fonctionner demain matin… que resterait-il vraiment entre nos mains ? Ce qui compte ici n’est pas la catastrophe en elle-même, mais les gestes qui suivent. (…) Ces photographies sont des murmures. Des hypothèses visuelles. Des fragments d’un monde qui pourrait arriver sans tambour ni trompette. Elles invitent le spectateur à se demander, face à chaque cliché :` «Et moi, que saurais-je encore faire ? » Les images pointent un constat, sec et silencieux, que la vraie solidité ne se trouve peut-être pas là où on nous a appris à regarder. Bienvenue dans cette exposition qui ne montre pas la fin, mais ce qui pourrait continuer malgré tout.
Pratique
Exposition visible le vendredi 24, samedi 25, dimanche 26 avril 2026 de 14h à 18h. Vernissage en présence des lauréats samedi 25 avril 2026 à 17h30.
